La réforme Sarkozy des Collectivités territoriales vue par Balladur

Publié le

On en est pas sur, mais cela ne saurait tarder...
Notre omni-Président Nicolas Sarkozy, par la voix de son ami de 40 ans, Edouard Balladur veut nous faire passer une réforme des collectivités territoriales qui vise tout simplement à éradiquer les contre-pouvoirs à l'absolutisme, contre-pouvoirs que représentent les Régions et les Départements puisque nous y sommes majoritaires, nous la Gauche.
La première visée, c'est bien sur Ségolène Royal, l'adversaire iconoclaste et dangereuse de Nicolas pour la Présidentielle, et la région qu'elle préside Poitou-Charentes qu'ils veulent faire disparaitre, noyée dans la Garonne, jetée du haut du pont...
Et en plus ça fait plaisir à son ennemi Raffarin, dont la devise est :
"la vengeance est un plat qui se mange froid..."  
Il l'a encore sur l'estomac, la victoire de Ségolène en 2004. Et plutôt que de la voir réélue en 2010, il vaut mieux que l'Aquitaine phagocyte le Poitou et les Charentes. Si je ne l'ai pas, tu ne l'auras pas non plus...
Allez on se débarrasse de tout ce qui est un frein puissant à la mise en place d'un régime totalitaire, on nomme les dirigeants des chaines de télévision, on enlève leur pouvoir aux juges d'instruction, on nomme aussi ses proches amis de l'Elysée à des postes de direction des banques mutualistes et populaires, symboles de la solidarité.
Mais la solidarité, notre omni-Président, n'en fait acte qu'avec le CAC 40.
De toutes façons, je trouve, in fine, que nous lui faisons de mauvais procès. En effet, je me souviens du "Je ne laisserai personne au bord du chemin" mais comme personne n'est personne, il n'a pas pris de risque...
Je me souviens du "Je serai le Président du Pouvoir d'achat". Mais qu'avons-nous à lui reprocher ? Il n'a jamais précisé du pouvoir d'achat de qui...
Il est effectivement le Président du pouvoir d'achat mais des riches. Il n'a jamais été question qu'il soit celui de pauvres.
Durs moments pour la République... Tenons bon, d'autres luttes sociales nous attendent et nous nous devons d'en être, tous, politiques, citoyens, syndicalistes, société civile...
A bientôt pour le 19 mars.
                                                   Micaëla DARMON-VASSILEFF

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article