Maltraitances

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Je me permets de vous transmettre le courrier que nous ont adressé les Associations suivantes :
" Elues contre les violences faites aux femmes "; Elus locaux contre l'enfance maltraitée"; le Collectif féministe contre le viol".
Sans commentaire...

"Chères adhérentes, chers adhérents,
Chères amies, chers amis,


Les associations ECVF (Elu/es Contre les Violences faites aux Femmes) et ELCEM (Elus Locaux Contre l'Enfance Maltraitée) ont été interpellées par le Collectif féministe contre le viol (CFCV) sur la situation d'injustice vécue par Maryse L.

Maryse L. sera jugée le 20 mars 2009 au Tribunal de Grande Instance de Versailles pour non-représentation d'enfant. Cette poursuite judiciaire découle de ce qu'elle a voulu protéger son fils, âgé de 3 ans en 2005, lorsque des médecins de l'Hôpital Trousseau (Paris) ont constaté qu'il avait subi des violences sexuelles. La plainte de Maryse L. contre l'agresseur a disparu. En revanche, Maryse L. a déjà passé 70 jours en prison et risque d'être condamnée à une peine encore plus lourde. Vous pourrez lire les grandes lignes de cette affaire dans la pétition lancée par le CFCV que nous vous joignons à ce courrier.

Pour information, le CFCV est l'association qui gère le numéro vert Viols Femmes Informations (0 800 05 95 95), dispositif financé par l'Etat depuis 23 ans. Depuis son ouverture, ce numéro vert a recueilli plus de 36 800 témoignages de violences sexuelles. Ceux-ci font l'objet d'études statistiques et analytiques. Entre 1996 et 2007, le CFCV a comptabilisé 266 situations comparables à celle de Maryse L. concernant 399 enfants.

Le CFCV définit ainsi ces « dénis de justice » : « il s'agit d'agressions sexuelles sur enfants commises dans la période de séparation des parents. Quand les déclarations du parent protecteur ou de l'enfant sont niées au motif qu'elles ne seraient qu'un effet de la séparation des parents, nous les nommons dénis de justice. »  

Toutes présentent un scénario identique : dès qu'une révélation ou une suspicion d'agression sexuelle sur un enfant est faite, le parent suspecté ou mis en cause argumente que le conflit de garde ou de résidence serait à l'origine d'allégations mensongères à son encontre.

Souvent les parents protecteurs accèdent difficilement à la justice, comme dans le cas de Maryse L., alors que les auteurs des violences sexuelles réussissent à saisir les autorités et à faire condamner les parents protecteurs pour diffamation, non présentation d'enfant, soustraction d'enfant, enlèvement…

Le CFCV a prouvé tout au long des années son sérieux dans le suivi et l'accompagnement des victimes de violences sexuelles. C'est pourquoi ECVF et ELCEM vous appellent à signer la pétition ci-jointe, à la diffuser et à témoigner votre soutien à Maryse L."

Pour tout contact ou information supplémentaire, appelez le CFCV au 01 45 82 73 00

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ECVF - Elu/es Contre les Violences faites aux femmes
Tour Mantoue - 9, villa d'Este 75013 Paris
ecvf@ouvaton.org - www.ecvf.ouvaton.org
Tel : 01 44 24 54 80
&
ELCEM - Elus Locaux Contre l’Enfance Maltraitée
1, rue d'Armenonville 75017 Paris
elcem@club-internet.fr

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