Prohibition...

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Les députés viennent de prendre la décision d’interdire la vente d’alcool aux mineurs de moins de 18 ans.

Proposition faite par le gouvernement et la Ministre de la Santé, Mme Bachelot.

Encore une fois, le problème gravissime de l’alcoolisation des jeunes est pris par le petit bout de la lorgnette.

 

D’une part, si nos jeunes de moins de 18 ans tiennent vraiment à faire la fête avec moult bouteilles d’alcool, il y aura bien un majeur qui ira faire le stock pour tout le monde. Il est très facile en la matière, de transgresser la loi.

 

Par ailleurs, la vente d’alcool est également interdite dans les stations services à partir de 18h.

Quelle hérésie quand on veut vraiment éradiquer ce mal de vivre qui pousse notre jeunesse à confondre paradis artificiels avec le plaisir de faire la fête.

Car, là aussi, la transgression est possible et de la façon la plus légale.

Il suffit à nos jeunes d’aller acheter leurs bouteilles dans la journée avant 18h.

 

Je pense que le mal est beaucoup plus profond et que c’est en amont que l’on doit traiter cette question. Il faut se poser la question du pourquoi de plus en plus de jeunes ont recours à l’alcool (vins et alcools de plus en plus forts) et du pourquoi ce fléau est en recrudescence dans notre société.

 

A moins de se lancer dans une politique de prohibition totale (on a déjà vu les conséquences dramatiques que cela pouvait engendrer) au grand dam de tous ceux, des producteurs aux revendeurs, qui participent au développement de ce secteur de  l’économie, ne vaudrait-il pas mieux faire en sorte par des mesures sociales et sociétales que nos jeunes n’aient plus envie ou aient moins envie d’avoir recours à l’alcool comme symbole d’une liberté retrouvée ou trouvée, alors que l’alcool est l’une des pires aliénations.

 

Ce malaise, ce mal de vivre a bien évidemment d’autres causes que celles invoquées par ce gouvernement qui décidemment ne veut rien comprendre.

 

 

                                                                  Micaëla DARMON-VASSILEFF

 

 

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