Retraites sans défaite

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Avec Sarkozy, voilà revenu le temps de nos amours mortes pour les retraites.

 

Fracas de déclarations des uns et des autres sur la nécessité de prolonger la durée du travail et l’impossibilité de prendre sa retraite avant 67 ans toutes professions confondues.

 

En voilà une idée qu’elle est belle…

 

Pénibilité, durée de vie, santé, et nos jeunes qui ont besoin de bosser pour accomplir leur vie… Qu’à cela ne tienne, tout le monde dans le même sac, bien fermé, sans oxygène, comme ça on mourra plus vite et il y aura moins de retraites à financer. Comme ça, les gros patrons pleins de la soupe qu’on leur aura fait gagner, pourront à loisir partir des entreprises qu’ils ont liquidées avec un encore plus gros pactole.

Et notre travail imposé à nous les vieux paiera amplement le chômage des jeunes. 

Et les médias d’en rajouter : reportages quotidiens sur les pays qui ont reculé l’âge de la retraite et tout le monde il est content de se crever à bosser jusqu’à presque 70 ans.

 

D’ailleurs, tous ceux qui ont commencé à travailler très jeunes, apprentis, ou d’autres, nos maçons, nos ouvriers à la chaîne, nos coiffeuses, nos vendeuses, debout toujours et toujours, et nos pompiers alertes et dispos, grimpant à l’échelle, portant des corps blessés sur leurs épaules, et tant d’autres encore, ne sont-ils pas contents et ravis d’avoir à accomplir leur devoir envers un patron qui les méprise et ce jusqu’à en mourir.

 

Ce monde est fou, ce gouvernement n’a aucune éthique, c’est « pousse toi de là que je m’y mette ». Comment peut-on imaginer prendre la place d’un jeune alors qu’on est à l’âge où il faut justement la céder.

 

Mais les propositions de la Gauche, de financer aussi les retraites sur les stocks option, les indemnités de départ mirobolantes des grands patrons, restent sans suite. C’est toujours sur le dos des plus miséreux qu’on mange la laine.

 

Tout cela c’est un peu comme si on pouvait procréer jusqu’à 70 ans. A chaque âge sa mission.

La vie est ainsi faite, c’en est le cours… Changer l’ordre des choses est non seulement inhumain mais aussi contre-nature.

                                    

Voilà encore une belle bataille qui s’annonce… Avec Sarko, tout est possible surtout le pire…

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