Chaque année, une problématique... 2005 - 1 - Sécurité Routière

En 2005, je cible mes priorités sur des actions de Sécurité routière, thème auquel je suis sensibilisée.

J’ai mon permis depuis l’âge de 18 ans, j’ai beaucoup circulé en voiture sur les routes de France pendant plus de 20 ans (ma profession m’obligeait à parcourir plus de 100 000 km par an),  j’ai traversé l’Italie, l’ex-Yougoslavie et la Grèce en 1972 et j’ai visité l’Europe du Nord en 1973 (seule en 2 CV).

J’ai vu tant de conduites dangereuses, tant d’accidents mortels dont des enfants étaient les victimes que je me suis dit que perdre l’un de ses siens dans de telles conditions était le pire évènement d’une vie.

C’est pourquoi cette année là, j’initie une action qui doit regrouper plusieurs communes sur les Alpes Maritimes, Carros, Mouans-Sartoux et Valbonne en rédigeant une Charte qui vise à les mobiliser sur la Prévention routière dans leurs écoles maternelles. Beaucoup de réunions avec les politiques concernés, les acteurs de la Sécurité municipale, les adjoints à l’Education.

 

Hélas, la signature de cette Charte ne peut aboutir à Mouans-Sartoux et la mise en place de ces programmes de prévention avec l’aide de la LCVR ne peut se faire sur les 3 communes.

 

Voici le texte de la Charte :

 

CHARTE DE L’ENFANT – CITOYEN DE LA ROUTE

 

  • Constatant que « Ce ne sont ni la voiture ni la  route qui tuent mais le conducteur… »
  • Constatant qu’un enfant sur deux est victime en tant que passager d’un accident de la route, 
  • Considérant que la prévention routière ne saurait s’exonérer d’un travail sur la citoyenneté et sur le sens civique,
  • Considérant que toute action de prévention routière doit passer par l’information, la formation et l’éducation,
  • Considérant que ces actions, pour être le plus efficaces possible, doivent intervenir auprès du public le plus réceptif, c’est à dire les enfants,
  • Considérant que l’aval de tous, Education Nationale, Collectivités Territoriales,  services de Sécurité Civile et acteurs associatifs est nécessaire à l’accomplissement de ces actions,
  • Considérant qu’il est de notre devoir de responsables politiques de favoriser la mise en œuvre de projets dont le but est de promouvoir la prévention et la sécurité routière,
  • Constatant que ces actions déjà réalisées en cycle primaire sont nécessaires mais non suffisantes,
  • Considérant que nous nous devons d’appliquer de façon radicale les principes de précaution, de prévention et de protection vis à vis de nos enfants,

 
Une charte de bonne conduite de l’enfant –citoyen de la route est signée entre les parties suivantes et à  l’initiative  de Mme M. DARMON-VASSILEFF, Conseillère Régionale, Présidente de la Commission Prévention-Sécurité :

Les communes, pilotes en la matière, instaurent la mise en place d’un programme de prévention routière pluriannuel, c’est à dire sur tout le cycle de l’école maternelle, auprès des enfants de 3 à 6 ans dont elles ont la charge.

 

Ce programme se réalisera avec comme opérateur principal et rédacteur du programme, La Ligue contre la violence routière des Alpes Maritimes et comme partenaires institutionnels, l’Education Nationale, les communes avec leurs services Education, Enfance et Sécurité,  les structures de parents d’élèves et le soutien du Conseil Régional.

 

Ce programme d’intervention, dont les moyens et le matériel seront  adaptés à l’âge des enfants et par lequel il les sensibilisera aux principes de base de la sécurité en voiture, sur la route et dans la rue fera de nos enfants de futurs adultes responsables, en leur inculquant, de façon répétitive, le savoir vivre ensemble sur la route.

Par les enfants, vecteurs de la parole et du comportement, nous donnerons aussi aux parents les moyens d’une prise de conscience qui, à force de patience pourra modifier les mentalités.

Faire de l’enfant, un passager d’une voiture respectueux des règles de sécurité, faire de l’enfant, un piéton respectueux des consignes et des interdits, faire de l’enfant celui qui respectera ce code de la route tant bafoué, faire de l’enfant un bon conducteur adulte sont les buts que se donnent les communes.

 

Un millier d’enfants environ sur les  communes impliquées (Carros, Mouans-Sartoux, Valbonne)sont concernés par ce programme de prévention routière dont le relais sera assuré par les actions menées dans les cycle primaire et secondaire et qui entrent pour certaines dans le cadre des Contrats locaux de sécurité.

 

Cette charte peut être ouverte à d’autres communes désirant s’inscrire dans cette démarche et dont les préoccupations et objectifs seront identiques à ceux des communes signataires. »

 

Mon but était aussi que les 3 communes de gauche des Alpes-Maritimes soient exemplaires en la matière, sauf que c’est Mougins qui a mis cette organisation en place dans les maternelles.

 

Comme je suis pas de celles qui renoncent (Merci Véronique L-H),
que je suis persévérante, quelquefois têtue et surtout, tenace,
je me dis que j’arriverai bien au cours de mon mandat à trouver le moyen de mettre en œuvre et de soutenir des actions fortes et ambitieuses sur cette thématique.


 

 


 

L’arnaque du permis de conduire à 1 €

 

 

 Le gouvernement vient de décider une mesure visant à aider financièrement les jeunes à passer leur permis de conduire pour trouver plus facilement du travail.

A qui s’adresse cette aide et quelle en est la procédure ?

Cette aide sous forme d’un prêt sans intérêt (ils sont pris en charge par l’état) est de l’ordre de 1000 à 1200 €, soit le montant de ce que coûte le permis de conduire dans une auto-école, remboursable à raison de 30 € par mois.

Mais pour pouvoir en bénéficier, il faut présenter des garanties draconiennes aux banques.

Soit des bulletins de salaire sur les 3 derniers mois (cad l’équivalent d’un emploi en CDI), soit la caution des parents qui doivent bien évidemment également  présenter la certitude qu’ils sont solvables avec bulletins de salaire à la clef ou revenus d’un autre ordre suffisants pour obtenir ce prêt.

Dans les 2 cas, ce prêt aurait été de toutes façons accordé par les banques à un taux d’intérêt minime, en dehors du système instauré par le gouvernement.

Si ces jeunes bénéficiaires travaillent ou que leurs parents peuvent se porter caution, c’est que soit ils ont déjà leur permis, et n’ont pas besoin de cette mesure, soit ils peuvent obtenir un prêt, soit leurs parents peuvent leur avancer la somme également sans intérêt ou leur en faire cadeau.

Cette mesure ne s’adresse donc pas à des jeunes en situation de précarité pour lesquels le permis serait un atout supplémentaire pour favoriser leur insertion dans le monde du travail.

 

En fait d’aide, c’est un leurre, une mascarade de bonnes intentions,  car non seulement cela ouvre la voie d’un endettement supplémentaire pour les jeunes mais aussi ne leur permet en aucun cas de sortir  des mécanismes d’exclusion sociale.

Par ailleurs, quelle que soit la finalité de cette mesure (faire gagner de l’argent aux banques et aux autos écoles),  en tout état de cause, ces jeunes auront bien du mal à  assumer la charge de l’achat d’une voiture en bon état et continueront à acheter des poubelles roulantes qui polluent et qui sont de véritables cercueils et à assumer le coût de l’assurance dont on sait que pour les jeunes conducteurs, il  atteint des sommets auxquels peu sont en capacité de faire face.

On ne prête qu’aux riches, c’est bien connu… et en plus ce gouvernement persiste à faire croire que seule la voiture est la solution du déplacement. Une fois encore, cela permet d’évacuer une véritable politique sur le développement des transports collectifs et contre la société du « tout voiture ».

Quant au discours sur la sécurité routière, il est inexistant en l’espèce. Mettre en avant que de nombreux jeunes roulent sans permis n’est pas une vérité qui conditionne cette mesure. Selon le site de la sécurité routière, sur les infractions relevées de conduite sans permis, 90 % sont des conducteurs auxquels le permis a été retiré suite à un délit routier et les jeunes sans permis ne sont pas les premiers responsables des accidents corporels, mortels ou pas, bien au contraire.

A qui profite cette arnaque du permis à 1 €. ? En tout cas, certainement pas aux jeunes qui ont réellement besoin de leur permis de conduire pour sortir de l’impasse sociale et de la précarité ou qui vivent en zone rurale où il n’y a que peu ou pas de transports en commun.

Alors oui, que cette aide soit une authentique subvention non remboursable octroyée par l’état à ceux pour lesquels c’est une nécessité et la mesure deviendra enfin la preuve de la bonne foi  du gouvernement à entamer une politique de réduction des inégalités.

 

                                                                       Micaëla DARMON-VASSILEFF

                                                                       Conseillère régionale

                                                                       Présidente de la commission Prévention -Sécurité