Dernier semestre 2008

Le deuxième semestre de l’année 2008 est consacré à un rapprochement avec une Maison de retraite à Mougins, à différentes représentations du Président Michel Vauzelle et surtout mon premier Congrès socialiste.

Ceci, après mes vacances en Lozère, tout de suite après la Journée départementale des Francas qui fût un réel succès tant par l’apport très riche des enfants sur cette thématique que par le travail d’accompagnement effectué par les encadrants du mouvement.

Je ne pars pas longtemps, une quinzaine de jours. En famille, nous allons nous ressourcer dans ce très beau département rural. C’est une coupure totale du monde dans lequel j’évolue pendant toute l’année.

En 2009, je dois avoir un échange avec le secrétaire de section du canton où je passe mes vacances. Rapprochement régional entre militants…

 

Fin août, je participe à la grande rencontre des militants socialistes à La Rochelle et c’est pour moi une surprise de voir à quel point, ces militants, adhérents de toutes les régions de France sont à ce point assidus et sages, studieux et calmes.

Pas de batailles rangées sur le parvis du Palais des Congrès entre les différents courants, (pourtant, nous sommes à l’approche du congrès du PS), pas d’invectives, pas d’agressivité.

Une ambiance saine qui me réchauffe le cœur après ce que j’ai pu connaître ailleurs.

 

 

Après mon retour à Mougins, début septembre, je suis appelée à représenter le Président dans une commune du Moyen pays grassois. Les sénatoriales sont proches, il faut être présents, nous les militants et élus socialistes, partout où nous pouvons faire entendre la voix du Conseil régional et du parti.

 

Après un discours improvisé mêlant politique générale et politique locale, à la fin duquel je suis très applaudie, les élus des villages alentours également invités viennent à tour de rôle me parler dans la discrétion la plus totale et me dire, pour certains, qu’ils sont de tout cœur avec nous, les socialistes et la Gauche, qu’ils sont même plus que sympathisants mais que cela ne doit pas se savoir tant l’omnipotence de la droite est forte dans ce département.

D’autres, de droite, me confient aussi leur agacement, leur « ras de bol » des dirigeants de droite qui tiennent ce département.

 

Voilà comment nous avons l’obligation morale et politique de ne pas considérer les élus et le peuple de ces petits villages avec mépris sous prétexte qu’ils ne représentent que peu d’électeurs.

Le résultat est là fin septembre, Marc DAUNIS est élu Sénateur parce qu’il représente un espoir que les choses bougent dans les Alpes-Maritimes, tant pour nous la Gauche que pour certains élus de droite. Je pense qu’il a convaincu assez d’élus par un discours moderne qui n’exclut personne, que par son implication dans les structures réunissant le Haut et le Moyen  Pays du département. Tous ces arguments parmi d’autres, ont favorisé son élection.  

 

 

Dans le courant de l’année 2008, à la suite d’une demande de subvention d’une Maison de retraite à Mougins, je vais la visiter à l’improviste. Je me méfie toujours des Maisons de retraite, où l’on trouve le pire comme le meilleur à des coûts pour le pensionnaire tout aussi exorbitants.

Je suis reçue avec beaucoup de gentillesse et je parcours les bâtiments d’hébergement rencontrant et parlant avec certains pensionnaires.

 

Cette Maison de retraite abrite des anciens missionnaires, des anciens religieux et religieuses et quelques laïcs. Leur ouverture d’esprit, leur bonheur de vivre, me convainquent de la légitimité de la demande de subvention. Les locaux sont accueillants, il y a un grand parc et surtout le prix de journée est très abordable puisque pratiquement pris en charge en totalité par la Sécurité Sociale.

Bien que je sois une laïque, agnostique, je me dis que la solidarité doit dépasser ces contingences et s’appliquer à toutes et à tous dans la mesure où ceux qu’elle concerne ont voué leur vie, eux aussi,  à transmettre un message d’entre-aide.

Lors de l’inauguration du bus de transport des pensionnaires handicapés, acheté en co-financement avec d’autres collectivités, tous sont là, pensionnaires comme équipes administrative et médicale. C’est une journée de fête…

 

 

Puis la longue marche qui nous mène au Congrès du Parti socialiste s’entame…

 

Réunions sur réunions pour présenter contributions et motions, parcours difficile pour toutes et tous, défenseurs de leur choix ainsi que pour les militants.. Réunions quelquefois tendues mais sans violence verbale exacerbée dans des débats constructifs.

 

Signataire de la contribution et de la motion de Ségolène Royal et de son équipe depuis le début, les résultats départemental et régional me confirment dans mes convictions.

 

Mais le résultat du Congrès de Reims  avec tous les doutes qui planent, me laisse un goût amer.

Enfin, il semblerait aujourd’hui que le dialogue soit rétabli et que toutes et tous veuillent travailler ensemble.

Etant nouvelle adhérente, je fais le choix délibéré de ne me candidater à aucun poste interne à la Fédération. Il y a des militants plus anciens auxquels doivent revenir ces places. Je préfère rester dans l’ombre, me familiariser avec le fonctionnement de la Fédération et du Parti, apprendre encore avant de vouloir une quelconque responsabilité.

 

Dans le même temps, sur les 4 derniers mois de l’année, je travaille sur un nouveau projet avec les Francas pour l’année 2009. Projet dans lequel je souhaite que le Conseil régional soit l’initiateur et le principal partenaire. Je vous en reparlerai bientôt. Là aussi plusieurs rencontres avec les Francas, des rendez vous avec le Directeur du Cabinet du Président  Michel Vauzelle, avec la Mission Sécurité du  Conseil régional, avec des Vice-Présidents qui pourraient également s’impliquer. C’est avec acharnement, ténacité et persévérance que j’essaye d’articuler notre institution avec ce projet.

Et comme « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage », je vois ce projet finir par aboutir en février 2009.

 

 

La fin de l’année et la fête de Noël se déroulent sous un ciel lourd, chargé de crise économique, financière et sociale au niveau international ; les anti-mesures de notre Président de la République pour y faire face ; les discours anarchiques des ministres ; nous payons les cadeaux faits aux riches et aux banques. (ma foi ce sont les mêmes). Les licenciements abusifs, honteux, inhumains, avilissants et quelquefois crapuleux, que subissent les salariés de toutes les entreprises françaises et surtout celles qui font les plus scandaleux gros bénéfices, et tout ça, sous couvert de crise.

Elle a bon dos la crise…

 

Une année s’achève mais mon combat pour les idées qui me tiennent à cœur est loin d’être terminé et 2009 s’annonce comme une année pleine de luttes pour rétablir, dans ce pays qui est le mien, un peu de justice, d’éthique et d’égalité.